Profitant de l'exposition du plasticien Jean-Claude Charbonel à la médiathèque municipale de Plouagat, je me suis entretenu avec lui :
Les "Armorigènes", peuple imaginaire omniprésent dans son oeuvre est un "collage verbal" entre Armorique et aborigène. Il indique 2 pôles de son imaginaire, celtique et les civilisations non-occidentales à "caractère totémique'".
Quand je lui ai demandé depuis quand il avait cette passion pour la peinture et la sculpture il m'a répondu que depuis toujours il s'y était intéressé, il avait même découvert un petit totem fait lorsqu'il était enfant.
Selon lui cette envie de peindre, sculpter est une "nécessiter intérieure" mots de Vassily Kandinsky, peintre allemand du mouvement impressionniste, elle recoupe le "modèle intérieur" d'André Breton sur le plan pictural comme l'écriture automatique.
C'est l'équivalents plastiques de l'écriture automatique où intervient le hasard et des techniques particulières qui sont des moyens d'induire l'imaginaire, de "déclencher l'imaginaire".
C'est un travail d'interprétation, on est dans un processus de projection du "modèle intérieur".
L'automatisme en peinture est pour lui la continuitée de l'écriture poétique par des moyens plastiques: "j'ai une conception baudelairienne de la peinture".
Jean-Claude Charbonel expose dans le monde entier: Canada, Mexique, Portugal, il est même partit en 2012 au Etats-Unis pour l'Exposition Internationale du Surréalisme, on voit que l'art rassemble par delà les frontières.

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