Jean-Claude Charbonel, peintre et sculpteur


Profitant de l'exposition du plasticien Jean-Claude Charbonel à la médiathèque municipale de Plouagat, je me suis entretenu avec lui :

Les "Armorigènes", peuple imaginaire omniprésent dans son oeuvre est un "collage verbal" entre Armorique et aborigène. Il indique 2 pôles de son imaginaire, celtique et les civilisations non-occidentales à "caractère totémique'".

Quand je lui ai demandé depuis quand il avait cette passion pour la peinture et la sculpture il m'a répondu que depuis toujours il s'y était intéressé, il avait même découvert un petit totem fait lorsqu'il était enfant.

Selon lui cette envie de peindre, sculpter est une "nécessiter intérieure" mots de Vassily Kandinsky, peintre allemand du mouvement impressionniste, elle recoupe le "modèle intérieur" d'André Breton sur le plan pictural comme l'écriture automatique.
C'est l'équivalents plastiques de l'écriture automatique où intervient le hasard et des techniques particulières qui sont des moyens d'induire l'imaginaire, de "déclencher l'imaginaire".
C'est un travail d'interprétation, on est dans un processus de projection du "modèle intérieur".
L'automatisme en peinture est pour lui la continuitée de l'écriture poétique par des moyens plastiques: "j'ai une conception baudelairienne de la peinture".

Jean-Claude Charbonel expose dans le monde entier: Canada, Mexique, Portugal, il est même partit en 2012 au Etats-Unis pour l'Exposition Internationale du Surréalisme, on voit que l'art rassemble par delà les frontières.


L'aventure les Baladins.



© Jeanne Caignec

       Un duo de jeunes qui redynamise le cinéma depuis 2008. Alex Ben Ouada alors jeune lycéen entend lors d’un de ses cours parler de la recherche d’un confiseur pour le cinéma. A cette époque il travaillait déjà à l’usine. Il s’est de suite proposé, il a déposé son cv au cinéma puis il a été engagé en tant que confiseur en janvier 2008. Six mois plus tard c’est au tour d’Aziz Arraï, un ami d’Alex, d’entrer au cinéma en tant que confiseur. Pendant un petit moment Aziz travaillait à la fois à l’usine et au cinéma tout en allant en cours la journée. Ils ont fait deux ans en usine, de 18 à 20 ans, ce fut une expérience dont ils se souviendront. Aziz allait à l’usine pendant les vacances scolaires, les samedis matins et allait de huit à neuf heures au cinéma. « Le cinéma est cependant moins fatiguant que l’usine » affirment les deux jeunes. Leur jeunesse, leurs blagues, leur joie, leur imagination ont redynamisé le cinéma, lui ont donné une nouvelle image. Ce duo a commencé à faire des vidéos gags à propos du cinéma, et a créé une page facebook qui permet aux gens de poser des questions et d’être plus facilement en contact avec le cinéma.


Alex sur les anciens sièges du cinéma !
       Alex est devenu projectionniste en 2010 et Aziz s’occupait alors de l’accueil. Toujours à faire des blagues, cela rend convivial, chaleureux l’accueil, le client en est alors content. 
      Après la fin des ventes de billets de chaque film ils appellent le cinéma de Lannion pour annoncer combien de places ils ont vendu. Pendant l’année 2010 fut vendu 63 000 places. Lors de l’année 2011 ce fut un record pour le cinéma les Baladins avec 74 000 billets de vendus, grâce au film Intouchable notamment car « beaucoup de personnes sont revenues le voir deux fois », expliquent-ils. Cette année de 2012 qui se termine fut moins prospère étant donné que le cinéma fut fermé pendant 2 semaines ce qui a eu un petit impact sur la vente qui ne fait donc que 65 000 places. 


© Jeanne Caignec

       Aziz et Alex continuent leurs vidéos et ont même créé une page spécifiquement pour eux AzizetAlex sur facebook. Cependant ce duo toujours très soudé s’oriente un peu vers des horizons différentes. En effet Aziz contrairement à Alex est moins motivé par la vidéo mais continu à soutenir et à aider Alex s’il en a besoin. Alex va prochainement se lancer seul dans la vidéo, le cinéma. Aziz lui s’oriente plus vers l’événementiel. Cela fait déjà quatre ans qu’ils travaillent au cinéma mais malheureusement n’y resteront pas éternellement. Dans deux ans maximum ils partiront. Ils auront beaucoup apprécié travailler là mais veulent découvrir d’autres univers maintenant. Ils ne sont pas seuls à s’occuper du cinéma bien sûr il reste encore l’ancien projectionniste qui y est mais moins souvent qu’Aziz et Alex. 
       Alex a connu les bobines de film en tant que projectionniste, mais tout comme le cinéma a évolué avec les travaux, la technologie aussi a progressé. Actuellement ce sont des disques durs qu'ils reçoivent des distributeurs comme Pâté, Gaumont, par le cinéma de Lannion, pour diffuser les films à l’aide d’un ordinateur. Par ailleurs sur un billet vendu 50 % de la recette revient au producteur et 50 % revient aux baladins. Depuis leur arrivé le cinéma à évolué, en effet ces deux jeunes l’animent bien, grâce à des décorations pour Noël, Halloween …





       Ils ont aussi eu la chance d’accueillir Alain Chabat en mars 2012. Nicolas Guillou dira aussi dans le journal : « On y est super bien accueilli par un duo fou furieux, qui a vraiment la pêche, plein d’idées et fait son boulot impeccablement. Ils sont supers ! Quand je viens à Guingamp c’est pour voir un film mais aussi les voir » Ceci est aussi l’avis de plusieurs personnes. 

Jeanne Caignec.

"Django Unchained" de Quentin Tarentino



C'est avec une légère pointe d'émotion que je me suis rendu au cinéma afin d'y voir le nouveau film de Quentin Tarantino, réalisateur bien connu pour Pulp Fiction et Reservoir Dogs.

Avec "Django Unchained", Tarantino réalise un rêve, celui de faire un western (bien qu'il ait déjà ajouté certaines références du western à ses films précédents).

"L'histoire se déroule en 1858 dans le Sud des États-Unis, juste avant que la Guerre de Sécession ne mette fin à l'esclavage. Un ancien dentiste allemand reconverti en chasseur de primes, le Dr King Schultz (Christoph Waltz) libère Django (Jamie Foxx), un esclave, et le forme afin de lui permettre de l'assister dans une mission, puis pour le remercier décide de l'aider à libérer sa femme ( Kerry Washington) des mains de Calvin Candie (Leonardo DiCaprio), un riche et impitoyable propriétaire terrien du Mississipi."

An niveau du jeu d'acteur nous sommes gâtés, Christoph Waltz y déploie tout le talent que nous avions  découvert lors de l'avant dernier film de Tarantino, "Inglorious Basterds". J'y ai découvert Jamie Foxx en ancien esclave se battant afin de retrouver sa fiancée et se faire respecter.
Bien sûr comme dans tout les Tarantino la violence est omniprésente, l'humour noir ne parvient pas à faire oublier certaines scènes dures, crues et sanglantes.

Parmi les spectateurs, connaissant pour la majorité le réalisateur, certains trouvaient le film un tantinet trop long (2h44 tout de même). Mais toute les personnes interrogées semblaient satisfaites du film.


Mathurin Boizard

Des élève pas comme les autres...


  Le permis...la clé de la réussite...

       Elodie est une jeune fille de 18  ans…Elle vit avec sa mère et sa petite sœur à 30 Km environ de Paimpol. A  priori, à la voir comme ça, nous  dirions que c’est une jeune adultes
comme toute les autres  qui nous entourent...et pourtant elle sort de l’ordinaire ! 
Elle était obligée d'avoir le permis, car sans permis pas de lycée...En effet, ce permis était tout simplement la clé pour aller au lycée. Personne ne pouvait l'y emmener, sa mère refusait de faire le taxi le lundi matin alors c'était son père qui l'emmenait et sa mère finalement était bien obligée de venir la chercher le vendredi à Paimpol. Ce fut comme ça toute l'année 2011-2012. Enfin en Août elle a enfin obtenu son permis ce qui a été un grand soulagement pour elle. Elodie n'arrêtait pas de me dire " Je suis sûr que je l'aurais pas ! "et moi je lui répondais " Mais bien sûr que si tu l'aura ! Tu m'as déjà fait le coup pour ton code l'année dernière ! Et tu l'a eu facile ! " 
Vous comprenez facilement où était le malaise si été un échec, cela l'aurait beaucoup handicapée ce qui aurait été fort dommage arrivée au stade  elle en  était...en ce moment même elle prépare son bac  ST2S pour la fin juin 2013.  A  la rentrée prochaine elle souhaiterait entrer à l'école d’infirmière, elle fait donc ses dossiers pour St Brieuc ou Rouen et passe très prochainement les concours d'entré...
                                                                      
   (Photo de Flora)                                                                 
                                                          
Flora T

Lenaïg

(Photo de Mathurin)

Lénaïg est une élève de terminale littéraire, âgée de 18 ans.



 Où travailles-tu ? 



Saint Cast le Guildo, sur la côte pas très loin de Dinan.
C'est une librairie, maison de la presse, papeterie.



 Quelle tâche fait tu exactement ?



Je suis principalement à la caisse. Au début je faisais la presse. Tout les matins il faut les retirer quand la date et dépasser et remettre les nouveaux. Le conseil non car je ne suis pas libraire. J'ai fait beaucoup de paquet cadeaux. Les jeux à gratter en remettre et bien les ranger faire attention à ce qu'on ne les vole pas.



 Comment as-tu eu connaissance de ce travail ?



Ma soeur est en apprentissage là-bas. Avant il y avait un autre employé mais il est parti, ils pensaient reprendre quelqu'un tout le temps, mais comme c'est plus touristique ils ont préféré prendre un saisonnier. J'ai fais un essaie (4 jours au mois de mai pendant l'ascension et ça c'est bien passer).



Depuis combien de temps travailles-tu là-bas ?



J'ai commencer en juillet 2012.



 Qu'aimes-tu dans ce travail ?



J'aime le contact avec les gens.



 Est-ce ton univers la librairie ?



Un petit peu car j'aime lire, et que je m'y plait mais je ne voudrais pas en faire mon métier plus tard.



Pourquoi as-tu décider de travailler ?



Pour gagner de l'argent, pour le CV aussi.

Quand travailles-tu ?



Que pendant les vacances. C'est à une heure d'où j'habite. Si c'était plus près j'irai plus souvent.



 Avant ce poste avais-tu déjà chercher ?



Oui j'avais trouvé à St Cast aussi un emploi à la plonge dans un restaurant. J'avais un essaie normalement aussi mais comme j'étais sûr d'être à la librairie j'ai préféré ne pas faire l'essaie.



Est-ce équivalent niveau salaire ?



C'est payé le SMIC et la plonge aussi. J'économise pour m'acheter une voiture, pour les études, pour plus tard.



 Que t'apporte le fait de travailler ? 



De l'indépendance, de l'expérience, de l'autonomie, tu vois un apperçu de la vie professionnelle, active. Tu as le temps pendant les vacances, ça te contraint à gérer le temps. Le midi je pouvais faire mes devoirs parfois, les horaires sont assez souples.



 Tu comptes travailler jusqu'à quand ?



Pas pendant les vacances de février, il n'y pas beaucoup de monde, mais pendant les vacances de pâques, et l’ascension et cet été normalement.



 Par rapport au vacances de pâques, les dernières vacances avant le bac, cela ne te stresse-t-il pas d'avoir moins de temps à consacrer à tes révisions ?



Ca stresse un peu, je me dis qu'il faut que je m'y prenne tôt. Et je pense que je ne travaillerai pas tous les jours. C'est surtout l'été qu'il y a du monde.

Une élève pas comme les autres ... Mélissa Collini

(Photo de Mathurin)


Mélissa est une correspondante italienne de 16 ans venant d'une ville située à 30 minutes de Florence. Elle suit les cours au lycée Auguste Pavie à Guingamp.

Elle a décidé de venir en France en mars 2012 pour un mois afin d'améliorer son français, rencontrer de nouvelles personnes mais surtout car elle aime voyager. Elle a pu faire ce voyage grâce à un partenariat entre son lycée et Auguste Pavie. Elle reviendra en France le 5 mars 2013, le premier voyage l'ayant agréablement surprise. Elle a été très bien accueillie et a été étonnée des différences entre l'école française et italienne: l'éducation italienne comporte quelques différence: 5 ans de lycée contre 3 ans en France, la cantine n'existe pas et dans les cours il n'y a "pas de bruit".

(Photo de Mathurin)

" T-shirt, t'as quelque chose à dire? "

(Photo d'équipe)


         
Manolo Boizard, jeune handballeur à Guingamp


Avec ses cheveux aussi longs que ceux de son idole Bertrand Gille (joueur dans l'équipe de France) et son sourire espiègle Manolo Boizard ne ressemble pas au stéréotype du joueur de handball. C'est pourtant cet handballeur de 14 ans que nous allons découvrir par le biais de son T-shirt








Manolo, étudie au collège Lucie et Raymond Aubrac à Plouagat mais passe le plus clair de son temps à s'entrainer avec l'équipe de Guingamp (GHB, Guingamp Handball).
Il ne compte plus ses heures avec près de quatre heures par semaine d'entrainement plus deux heures de match tous les week-ends. C'est donc dire que le handball est pour lui une véritable passion.

 


Il a reçu ce T-shirt lors d'une compétition départementale. Ne pensez surtout pas qu'il ne serve qu'à dormir, c'est avant tout un T-shirt qu'il porte au cours de ses entrainements. Il l'arbore avec fierté.

Et ne pensez surtout pas qu'il puisse ne servir qu'à dormir ! C'est avant tout un T-shirt qu'il porte pour les entrainements et qu'il arbore avec fierté.

Son rêve est bien sûr d'entrer dans l'équipe de France mais une place dans une équipe senior ne lui déplairait pas.

Je n'ai pas pu m'empêcher de l'interroger sur la polémique au sujet des paris truqués de certains joueurs de Montpellier, il fut un bref instant embarrassé puis me répondit qu'il n'en savait rien.

Je lui ai aussi demandé son avis sur le football, qui fait souvent de l'ombre au handball. Il ne déteste pas regarder un match, mais est agacé par certains comportements.

(Photo de Mathurin)

 Cécile, 45 ans, professeure d'Anglais dans un lycée professionnel 

    De tempérament rebelle, Cécile aborde un t-shirt avec ce message très provocant: «I don't folllow the rules». («Je ne respecte pas le règlement/les règles»).
C'est sur un coup de cœur et parce qu'il lui semblait sympa que Cécile a acheté ce t-shirt. De nature rebelle, le slogan lui parlait.

    Professeure d'Anglais, Cécile porte ce t-shirt à n'importe quelle occasion même sur son lieu de travail pour faire réagir ses élèves. Elle veut passer un message: «Parfois, les lois qui nous sont imposées ne sont pas justes, il faut réagir!».
Et sa méthode marche! Certains adolescents, interpellés par ce message, entament une réflexion et posent quelques questions.
    
    Cécile prêterait volontiers ce t-shirt à ses enfants mais pas pour passer un examen afin d'éviter de tomber dans la provocation.

    Cette femme de fort tempérament a une idée bien fondée sur les slogans que l'on peut arborer sur ses vêtements: «Porter un t-shirt avec un message, c'est véhiculer certaines idées sans bien sur heurter ou choquer la sensibilité des gens. Les mots ont plus de pouvoir que la violence physique: les mots ont un poids dans l'évolution de la société et peuvent éclairer les gens.»

    Pour Cécile, la mode importe peu mais nous ne pouvons y échapper: nous sommes manipulés par les marques, plus particulièrement les adolescents. 

«Ce t-shirt est un petit clin d'œil, mais il ne faut pas lui donner plus de pouvoir qu'il n'en a.» déclare Cécile.




  Agathe BF.